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Mais revenons à vous
parachever
Que je devins le reste de l'hiver.
Voyant l'armée à l'ancre, je concluds
Ne sejourner oysif en ce lieu plus.
Puis un desir bien grand me sollicite
Aller droit là ou le grand Turc
habite:
Pour acquiter mon humble obeissance
Envers qui a me commander puissance :
En preferant par debvoir le service
De monseigneur, au sejour, & delice.
Bien que devant le partir
je prevoye
En temps d'hiver difficile la voye.
Et que la terre en ces lieux estrangers
Autant que mer soit pleine de dangers:
Mesmes à moy n'ayant practique aucune
Avec les Turcs, ny langue à eulx commune.
J'ay toutesfoys de servir tel desir,
Que tous travaulx
ne me sont que plaisir.
Tous les hasars me servent d'asseurance
Que je viendray au but de l'esperance.
Par ainsi rien tant soit espouventable
Ne divertit mon vouloir
immuable.
Je me fournis d'un truchement
expert,
Et un matin comme le jour appert,
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Et que l'Aurore à poindre
coustumiere
Avoit desja de sa clere lumiere
Ouvert la terre, & le ciel rendu vuide
De sa triste umbre, obscurcie, & humide:
J'entre dedans une barque petite:
Et me metz hors de la cité susdicte.
Cent mil* de mer loing de l'isle
jolie V2:
mils
Passer me fey ces fins
de Natolie:
Minerasie, aultrement
appellée.
Ou pour parfaire en brief temps mon
allée
Je me fournis de chevaulx de louage
Pour porter moy, ma garde, & mon bagage.
D'un Turc aussi pour seureté plus grande
Je m'accompaigne. ainsi à peu de
bande
Commencement je donne aux destinées
Qui celle part m'estoyent determinées.
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