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Par la duché d'Ephesos, ou vivoit
Le bon sainct Paul du temps qu'il escrivoit.
Nous descouvrons les montaignes Idées
Ou Paris a maintes bestes guydées: /
Lors que berger il trompa d'amour faincte
Oenone, avant que Troye fut estaincte:
Et que luy juge aux trois Deësses nues
Meut le principe aux guerres survenues.
Nous descouvrons les campaignes, & champs
Ou les Grecz ont donné maintz coups tranchans.
Ou Achilles, & Hector, les plusfors,
Feirent, armez, maintz belliqueux effors[.]        V2: [:]; O: [.]
Ainsi passant parmy celle contrée
Qui des Gregeoys fut si mal accoustrée,
Je considere (amye) les douleurs
Les accidens, les peines, & malheurs
Que peult causer un amour illicite.
Et au rebours combien vault, & profite
En cueur honneste une amytié louable,
Comme est la mienne à jamais immuable.
    Suyvant propos, Sultan mostafa, filz
Du grand Seigneur, à qui le dieugard feis,
Nous feit donner en la ville susdite
Un saufconduit, auquel fut interdicte
Deffense à ceulx de son gouvernement
De nous donner empesche aucunement.
Et que tous Turcs eussent à nous deffendre
Dessus la vie, & point ne nous offendre.
Bon faisoit veoir la suyte, & l'equipage,
Du jeune Prince, & son beau personnage:
Qui monstre bien au visage severe,
(Lequel desja chascun craint, & revere)
Qu'il pourra faire au grand prebstre Rommain
Un jour du mal, si Dieu n'y mect la main./
Combien que luy asseurement n'espere
D'estre Empereur apres la mort du pere.
Qui est un cas le plus abominable
Qui soit au monde, & le moins raisonnable
Car s'ilz estoient ou vingt ou trente freres
Celuy qui peult gaigner les genisseres