Des tragédies

   Sitôt connu, le drame marqua profondément les esprits en Europe et surtout en France, où on se montrait volontiers turcophile par bravade. Soliman y perdit brusquement tout son aura et ne "forlignant" pas de ses ancêtres, devenait subitement l'incarnation vivante du despote oriental. Il allait d'ailleurs assassiner un second fils cinq ans plus tard.

   Gabriel Bounin tira du meurtre de Mustapha le sujet de La Soltane (1561), première tragédie française basée sur un événement contemporain. Pour les emprunts que Bounin a faits, sans doute à la version latine de ce texte, voir l'introduction de Michael Heath à son édition de la pièce (La Soltane, édition critique par Michael Heath, University of Exeter Press, 1977).

   Au XVIIe siècle, Jean Mairet donnera sur le même sujet la tragédie intitulée Le Grand et dernier Solyman, ou la Mort de Mustapha (Paris : A. Courbé, 1639), et enfin Chamfort le reprendra en 1776 dans Mustapha et Zéangir (Édition critique par Simon Davies, University of Exeter Press, 1992.)